C'était toujours la même pluie. Le cadavre, derrière, ma mère qui le regarde dans les yeux, ma s½ur allongée contre sa poitrine où le c½ur ne bat plus. La pluie. Glacée. Pas besoin de larmes, c'est la pluie, la même, qui frappe le sol et les murs et les arbres et les voitures et les vitres et les corps et les c½urs les gens qui courent dans la rue. 29 janvier; il neigera chaque année. Il neigera des flocons fins comme cette pluie qui se cristallise, de la pluie qui descend du ciel, qui descend des nuages, du Paradis; c'est la pluie des anges. La pluie des morts. Faut bien y croire. Faut bien se raccrocher à Dieu quand le notre git sur un lit d'hôpital, mort quelques secondes auparavant, tout au plus.

J'ai leurs souvenirs. Enfermés dans une boîte, une galerie, une mémoire qui n'est pas la mienne. Un périphérique externe. Morts, suicides, enterrements, conversations, histoires d'amour foutu, brisé ou brillant. Des actes mêmes. Des souvenirs que je n'ai pas à accepter, seulement à enregistrer, à écouter, à savoir.
Regarde-moi, toi, au détour d'un couloir de lycée, regarde : je sais ta douleur et je sais ta joie, je sais qui tu cherches des yeux sans y paraître, je sais à quoi tu penses, avec qui tu as couché et qui a tenté de se tuer pour toi.

Mais regarde-moi, encore, regarde-moi : je ne suis pas toi, je ne sais pas tout, je ne ressens pas ton amour et je ne partage pas ton passé. Tu es toi, personne ne pourras t'arracher ton être, ton esprit, tu seras toujours protégée et même si tu parles. Et même si tu pleures. Et même si tu me regardes de tes yeux plus profonds que les abysses, je ne pourrais savoir ce que tu protèges.

Regarde-moi. Tu ne sais pas à quoi je pense ? A toi, à toi.

# Gepost op vrijdag 13 november 2009, 13u12

Leçon n°29 : Les homophobes sont des gens étonnants lorsqu'ils n'ont pas la forme.Citation n°5 : "De toute façon, tous nos actes, des plus petits jusqu'aux plus incensés, sont dictés par l'amour. (Franck Rouesnel Represent')Citation n°6 : "Est-ce que il faut que j'le dise comment ?!" (Stéphane Goupil)

Leçon n°29 : Les homophobes sont des gens étonnants lorsqu'ils n'ont pas la forme.Citation n°5 : "De toute façon, tous nos actes, des plus petits jusqu'aux plus incensés, sont dictés par l'amour. (Franck Rouesnel Represent')Citation n°6 : "Est-ce que il faut que j'le dise comment ?!" (Stéphane Goupil)
Demain, c'est la guerre.

& bien sûr tout a une conséquence. Tu fais un bac L avant de savoir que t'auras pas d'avenir. Tu dis "J'm'en fous" avant de savoir que c'était un appel au secours. Tu prends un bus parce qu'il faut bien rentrer et tu rencontres une personne étonnante. Tu dis J'ai pas peur et combien ne dormiront pas à cause de ça ? Tu laisses faire les essais et les avances et quelques années après tu te retrouves intouchable. Tu préfères aller chez ton père : ta mère se suicide. Tu décides de plus jamais le revoir : il tape une dépression. Tu esquisses un sourire, elle est amoureuse de toi. Tu fais une IVM et des mois après t'as droit à l'IRM. Tu as trop chaud alors tu tires, 4 fois. Tu te détruis en public et t'espères encore que personne le voit.

# Gepost op woensdag 14 oktober 2009, 12u05

Gewijzigd op donderdag 15 oktober 2009, 15u15

Leçon n°28 : Eviter de toucher à ses exs même dans le cadre d'une relation libreCitation n°6 : "Je m'en fou je t'habille" (Marina ALEXIS)Chanson n°1 : Elle est partie... Elle s'en va... Comme un élèphant sur une balançoire Mais pas du tout ! Comme un... Lion.

Leçon n°28 : Eviter de toucher à ses exs même dans le cadre d'une relation libreCitation n°6 : "Je m'en fou je t'habille" (Marina ALEXIS)Chanson n°1 : Elle est partie... Elle s'en va... Comme un élèphant sur une balançoire Mais pas du tout ! Comme un... Lion.
Analyse d'une adolescence avec anesthésie générale ou locale, II.

Ça se croise à une soirée ou au lycée, ça s'add sur Facebook, deux trois mots et hop Msn, numéro de portable. Trois jours après à tout péter ça sort ensemble.

Ils jouent au couple. Je les regarde, tous, autant qu'ils sont, jouer au couple. On joue à être tendre et avoir des gestes affectueux pour l'autre. On apprécie ses lèvres, dans ses bras il fait chaud, et puis c'est facile de se dire "Il n'y a que toi pour moi" quand personne d'autre veux de toi. On s'illusionne encore un peu plus, à force de passer du temps ensemble on s'aime bien, mais bon comme en plus de ça on baise tous les week-ends quand Maman n'est pas là on dit : "Je t'aime". Et on y croit. Bien sûr quand l'autre est pas là il nous manque alors ça ça veux tout dire ! C'est l'amour c'est sûr. Sauf qu'à bien y réfléchir si tu pouvais rouler des pelles à ton ordi j'suis sûre qu'il te manquerait bien plus que la langue de ton mec (oui parce que t'as beau essayer de le justifier par des qualités bidons, s'il avait pas d'langue ça serait quand même bien nul).
On s'envoie des textos mignons et pleins de bonne volonté, pleins de mots déjà entendus mille fois dans les livres, dans les chansons, dans les pseudos Msn des autres. Mais bien sûr pour nous c'est différent. Pour nous on s'aime tellement hein ! Pour nous ça a une véritable signification, que personne d'autre peut comprendre.

Jouer. Jouer. Ça apprend la vie, ça apprend les relations, ça apprend qu'être solo c'est la loose mais faut pas choper tous les soirs non plus, du moins pas en public. Mais ça apprend pas les sentiments.

Le jour où ça change de mec, de meuf, que ça en retrouve une autre, et vas-y que j'te ressers les mêmes mots, que j'te retouche comme j'ai touché celle d'avant, vas-y que j'baise avec toi dans les mêmes lieux qu'avec elle.
On trouve ceux qui rougissent devant la personne qu'ils aiment trop ridicules. On trouve que les c½urs qui battent ça n'a pas d'importance et que si quand j'suis dans ses bras mon c½ur bat pas c'est juste parce que c'est que des conneries tout ça. "On est pas dans un conte de fées !" Alors pourquoi tu utilises les mêmes mots ? Pourquoi tu dis "Je pourrais jamais te quitter", "T'es la femme de ma vie" avant de changer de meuf un mois après ? Pourquoi tu oublies comme ça ton ex si tu l'aimais tant ? C'est parce que tu m'aimes encore plus c'est ça ? Et la prochaine tu l'aimeras comment ? "Y'aura pas d'prochaine, j'veux que toi dans ma vie tu es mon centre du monde <3"


Le tout c'est de faire comme tout le monde.

# Gepost op vrijdag 18 september 2009, 17u36

Gewijzigd op zaterdag 19 september 2009, 06u33

Leçon n°27 : Ne jamais oublier.Citation n°5 : "Aime, et fais ce que tu veux !" (Saint Augustin)

It is you i have loved, all along.


" Pourquoi faudrait-il toujours supprimer ? J'ai croisé les milliers de souvenirs qui sont les nôtres. Des signes passés d'une relation qui n'a pas forcément à mourir. Supprimer c'est préparer encore une tentative. Ca suffit maintenant. Faut arrêter de tout foutre en l'air à un moment. Juste pour voir ce que ça fait. Faut arrêter.

28-08-09"
Carnet Andy Warhol



On dit qu'on ne pourra jamais se quitter. On dit Notre amour est parfait. On dit Je t'aime à toutes les sauces, on dit Je te veux, on dit Tu es tout ce qui compte pour moi et le reste on s'en fout. On dit ça... On promet des trucs, sans jamais avoir tenu quelque promesse qu'il soit, juste pour calmer l'autre, la rassurer. On se sert dans les bras, fort, on s'embrasse, on fait l'amour. Et puis dans ces mêmes bras où on a sourit avec tant de bonheur, on pleure. Des mêmes lèvres qu'on a embrassé avec tant de perfection, on entends des mots qui se brisent sur notre faux sourire. Ces mêmes corps qui se sont aimés avec une auguste beauté finissent par baiser, par jouir sans autre sentiment que la satisfaction, perverse. On ne dit plus rien, rien c'est mieux que mentir.




"Et ce soir nous parlerons du rapport qu'il peut y avoir entre l'amour et les sens. Il suffit que votre chéri(e) vous embrasse et, vous sentez un tremblement à l'intérieur de vos genoux. La liaison entre vos neurones en feu envoie des ordres : "Bouge tes jambes ! Bouge tes jambes ! Bouge tes bras ! Cette fille est faite pour toi oui c'est la... C'est la fille de tes rêves elle est, la seule et unique." Et vous l'savez parce que, son... le parfum de sa peau vous fait tourner la tête et parce que... votre corps est envahi de secousses chaque fois qu'elle... qu'elle jette un regard dans votre direction, et puis elle... Et puis elle vous touche ici, et... vous l'sentez... jusque là. Alors vous la touchez n'importe où et vous l'ressentez, un peu partout. Et alors... Boum ! Voilà que, six mois plus tard, elle... Elle touche quelqu'un d'autre."
Alice, à propos de Dana (& Lara), The L Word, Saison 3 Episode 1



Leçon n°27 : Ne jamais oublier.Citation n°5 : "Aime, et fais ce que tu veux !" (Saint Augustin)

# Gepost op zondag 30 augustus 2009, 07u25

Gewijzigd op maandag 31 augustus 2009, 13u47

Leçon n°26 : Ne jamais rien prévoir, organiser, préparer.Dictons n°23, 24, 25, 26, 27 et 28 : Tu es la blague dans mon Carambar / Tu es l'onglet Facebook dans mon Mozilla / Tu es le médiator de ma guitare / Tu es la belle dans ma bête / Tu es l'emballage de mon BigMac / Tu es le Spies dans mon Girls

Leçon n°26 : Ne jamais rien prévoir, organiser, préparer.Dictons n°23, 24, 25, 26, 27 et 28 : Tu es la blague dans mon Carambar / Tu es l'onglet Facebook dans mon Mozilla / Tu es le médiator de ma guitare / Tu es la belle dans ma bête / Tu es l'emballage de mon BigMac / Tu es le Spies dans mon Girls
Your life is so exciting.

__Dans une vie aux mélodies de perfection subsistent quelques tremblements. Le monstre est peut-être passé; en voilà les restes. Voilà les ondes revenues du choc d'une nuit lying on the floor.

__Un évènement ? N'importe lequel. Un mot, une pensée, un ton de voix, un air de musique, une action, un regard, un peu trop d'alcool : la respiration s'accélère. Et déjà, peut-être; c'est trop tard.
__Les minutes qui suivront verront des symptômes variés s'accumuler et qu'importe : à l'intérieur, c'est la débâcle. La fuite. Peut-on choisir de se calmer ? She's lost control again. Peut-on stopper l'afflux des souvenirs quand tout s'y rapporte ? I remember every single thing you said to me. Peuvent-ils comprendre, ces adorables Tn's, Louis, Tarny, Deniska, Candice, Claire, Lola, Thérèse, Régis, Camille, Galdric, Marina, que leurs mots que je sais de la meilleure intention, ne font que précipiter davantage encore la panique ? Tell me you love me.

__Non. Il y a toujours cette chose, que je ne perçois qu'avec du recul et difficilement, cette chose qui fait que chaque crise a son temps. Comme imparti, et prévu d'avance alors que la surprise de l'action est telle qu'elles en pleurent.

__Voilà; tu croyais peut-être pouvoir t'en sortir facilement mais on appelle pas au secours dans le vide sans qu'il n'y ait d'écho. Knocking on Heaven's Door; tu l'as eu ton paradis mais Hell te rappelle toujours d'où tu viens.


'Cause they don't wanna hear you complaining.

# Gepost op maandag 03 augustus 2009, 13u27

Gewijzigd op maandag 03 augustus 2009, 15u34